
Hakim Atek, spécialiste de l’origine et l’évolution des galaxies, revient sur les découvertes faites grâce aux télescopes spatiaux.
Le 7 mai 2026, les élèves de la classe de 2de 8 du lycée Georges-Dumézil, à Vernon (Eure), avaient rendez-vous à l’Institut d’astrophysique de Paris (IAP) pour y rencontrer l’astrophysicien Hakim Atek, auteur de notre article « télescope spatial Hubble ». Accompagnée de Marina Girard-Legent, professeure de physique-chimie, Brigitte Dollet, professeure documentaliste, et Jean-Michel Diot, proviseur du lycée, la classe a tout d’abord profité de cette excursion à Paris pour visiter le musée des Arts et Métiers, avant de se rendre à l’IAP l’après-midi.
Lors de cette rencontre, point d’orgue d’un projet mené sur une année, le chercheur leur a présenté l’évolution des télescopes utilisés pour observer le ciel, ainsi qu’un état des lieux des découvertes effectuées grâce aux télescopes spatiaux Hubble et James-Webb. Réunis dans un amphithéâtre de l’Institut, les élèves ont pu se faire une première expérience de la vie universitaire.
En amont de cette journée, les élèves ont conçu des affiches explicatives sur différents thèmes d’astronomie (télescope spatial, énergie sombre, exoplanètes…). Ils les ont réalisées en groupes, à partir de l’étude de l’article de notre encyclopédie écrit par Hakim Atek et de leurs recherches personnelles. Dépassant leur timidité, chaque groupe a pu présenter son travail au cours de l’intervention de l’enseignant-chercheur.
Cet échange a également été l’occasion pour les élèves de poser des questions au scientifique sur son parcours et ce qui l’a conduit à devenir astrophysicien, sur le quotidien d’un chercheur en astrophysique et les éventuelles contraintes du métier.

Les élèves du lycée Georges-Dumézil réunis dans l’amphithéâtre de l’Institut d’astrophysique de Paris.

Clément Ranc explique son travail de recherche sur la détection et la caractérisation des exoplanètes.
Deux collègues d’Hakim Atek sont également venus présenter leurs domaines d’étude à la classe. Clément Ranc, enseignant-chercheur spécialiste de l’étude des exoplanètes, a notamment expliqué comment détecter des exoplanètes par microlentilles gravitationnelles observables grâce au télescope Hubble, et détaillé les dernières découvertes faites à l’IAP sur le sujet.
Céline Gouin, chercheuse au CNRS, a ensuite pris le relais pour présenter ses travaux sur la structure et la distribution des grandes galaxies dans l’Univers, appelée toile cosmique. Son étude repose notamment sur les observations d’Euclid, satellite lancé il y a deux ans par l’Agence spatiale européenne (ESA pour European Space Agency) avec pour objectif de faire des cartographies des galaxies.
Pour clore cette rencontre, Émilie Pernet et Nimatou Diallo, doctorantes à l’IAP, sont venues expliquer aux lycéens leur parcours et répondre à leurs questions. Qu’est-ce qu’une thèse ? Comment devient-on astrophysicienne ? Quelles études faire ? Est-ce difficile ? Les expériences des deux étudiantes ont illustré la diversité des cursus possibles pour arriver à l’astrophysique : vocation dès le lycée ou spécialisation en master, études en France ou à l’étranger, travail fondé sur les observations des télescopes ou sur le codage et la modélisation, étude des galaxies ou des rayons cosmiques…
Dans un premier temps, les temps forts de cette rencontre ont été partagés avec l’ensemble du lycée par l’intermédiaire d’un article publié sur le site de l’établissement. Les affiches des élèves seront également mises en avant lors de la fête de la science en octobre 2026.

Céline Gouin mène ses recherches sur les amas de galaxies dans l’univers.
